Projet "Pygmées"

projet du Père Jacques Kongatua soutenu par nos paroisses

La Paroisse de Mawuya

Elle est située dans la province de l'Equateur, au Nord Ouest de la République du Congo. et comprend de nombreux villages répartis sur 70 km2 au sud de la ville de Libenge, ville importante disposant d'un aéroport international, sur le fleuve Ubangui (affluent du Congo). Libenge est proche de Bangui, en République Centrafricaine.

Carte de la République du Congo

Carte de la République du Congo

La paroisse comprend environ 80.000 âmes; elle est desservie par deux prêtres. Pour leur ministère, Ils parcourent en moto le territoire, sur lequel ont été bâties 87 chapelles. Ils sont aidés par environ 200 catéchistes.

Messe dans l'église principale de Mawuya

La population est en forte croissance (Congo : + 2.7% l'an) ce qui nécessite des terrains agricoles de plus en plus vastes; d'où le défrichage constant de la forêt tropicale environnante.

La population Pygmée

Elle vit dans la forêt tropicale, principalement au Cameroun, au Gabon et au Congo. On estime son nombre au total à environ 200.000 individus. Leur existence a été connue de tout temps, leur mode de vie n'a quasiment pas changé : en symbiose avec la forêt tropicale, à laquelle ils se sont parfaitement adaptés (d'où leur taille). Ils pratiquent la chasse et la cueillette, sur des territoires hérités de leurs ancêtres. Ils sont rassemblés dans de vastes familles qui nomadisent ensemble et vivent dans des habitats temporaires (huttes bâties par les femmes).

population Pygmées

population Pygmées

Ils n'ont guère de relations avec les populations locales, dont il ne dépendent que pour certains produits (le sel, les pointes de flèches en fer). En général, les Etats ne les enregistrent pas à la naissance, les privant ainsi d'identité et des droits fondamentaux.

Cette situation, relativement stable, a été mise en péril par plusieurs faits récents: l'augmentation de la population congolaise et des besoins alimentaires entraîne l'augmentation concomitante des surfaces agricoles, gagnées sur la forêt tropicale: l'exploitation à grande échelle de cette même forêt par des coupes sauvages ; enfin la réduction de la faune dont les pygmées se nourrissent.

De ce fait, les pygmées ne peuvent plus vivre en autosuffisance, ils sont contraints à rechercher leur subsistance auprès des populations locales qui les exploitent. Ils n'ont par ailleurs aucune connaissance de l'économie monétaire; ils tombent de plus en plus dans la dépendance et ne peuvent plus vivre selon leur mode traditionnel.

Hutte pygmée

Hutte pygmée

Le Projet du Père Jacques Kongatua

A son arrivée à Mawuya, il découvre la situation, en évolution rapide : la population pygmée vivant dans la forêt qui jouxte sa paroisse se trouve en péril, car elle n'arrive plus à se nourrir de son activité traditionnelle. Elle sort de la forêt pour trouver des travaux lui permettant de survivre, souvent très mal rémunérées. En contact avec la population, elle contracte des maladies nouvelles mais répugne aux vaccinations.

Le premier travail du Père Jacques sera, d'abord, de leur faire accepter ces vaccinations. Mais il se rend compte que les difficultés principales proviennent du décalage considérable entre les modes de vie pygmées, caractérisés par un équilibre immémorial, et la façon de vivre de la population congolaise, totalement différente.

Le travail à mener se situe à la fois dans l'éducation et le vivre ensemble.

  • Education pour que les Pygmées disposent des éléments qui leur permettront de ne pas être déstabilisés par la modernité et de pouvoir exercer leurs droits fondamentaux;
  • Vivre ensemble pour que Pygmée et population locale s'acceptent et se respectent.

Il mobilise des bonnes volontés dans sa paroisse, crée une association, ADILU, et lance une école dans un lieu proche de l'habitat pygmée; l'association doit aussi assurer aux familles pygmées une rémunération qui équivaille au travail que les enfants scolarisés ne peuvent plus fournir. Rémunération versée en kilos de sel, seule monnaie que les Pygmées maîtrisent.

Mais voici qu'Il est envoyé par son évêque pour des études en France. L'association poursuit le travail entrepris, un bâtiment rustique est édifié, les premiers enfants, pygmées et non-pygmées, y sont scolarisés. Les salaires des enseignants sont payés par des contribution des familles, lorsqu'elles le peuvent, et sinon par l'Association ADILU. Le Père Jacques, de Paris d'abord, puis d'Asnières, suit les événement avec attention.

Il faut maintenant passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire avoir des salles de classe en dur, pour pouvoir vraiment accueillir les enfants. C'est une affaire de 7.000 euros par classe. Les bâtiments seront la propriété de l'association, qui envisage cependant, à terme, de les remettre à la municipalité lorsque l'école sera devenue publique et les enseignants payés par l'Etat.

Nos paroisses ont été invitées à contribuer à ce projet, comme effort de Carême et geste de solidarité. Les sommes recueillies seront provisoirement conservées dans un compte de notre paroisse, et versées à l'Association ADILU (Président : Jacques Kongatua) lors du démarrage effectif du projet.

Le Projet Pygmées du Père Jacques

Nos paroisses soutiennent le projet "Pygmées" du Père Jacques Kongatua

feuille paroissiale du 26 février 2017

IllustrationL'an dernier, lors de la soirée du CCFD-Terre Solidaire, le père Jacques nous avait parlé de son pays, le Congo RDC, et de son projet en faveur des Pygmées, une population précarisée en marge de la paroisse dont il était le curé.

L’an dernier, pendant le Carême, nos paroisses s’étaient investies pour la solidarité internationale d’une double manière :
•  En soutenant les projets du CCFD-Terre Solidaire, lors du cinquième dimanche qui lui est consacré ;
•  En s’appropriant le projet du Père Jacques Kongatua en faveur des Pygmées.

Lire la suite ...

Carême et solidarité internationale

Nos paroisses soutiennent le projet "Pygmées" du Père Jacques Kongatua

feuille paroissiale du 21 février 2016

IllustrationL'an dernier, lors de la soirée du CCFD-Terre Solidaire, le père Jacques nous avait parlé de son pays, le Congo RDC, et de son projet en faveur des Pygmées, une population précarisée en marge de la paroisse dont il était le curé.

Il a dû la quitter pour ses études en France ; il continue activement de suivre ce projet, au sein de l'association ADILU qu'il a créée dans ce but et dont il est le président. Un groupe de volontaires de la paroisse de Mawuya, sous son impulsion, continue en son absence l'action entreprise.

Lire la suite ...